# tête de linotte !

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dimanche 13h30 : Is est toute contente ! après plus de 3 heures de boulot, elle a fini sa nouvelle collection de tampons digitaux, en plus en 3 couleurs et dans 5 langues (français, anglais, espagnol, allemand et italien – ne manquait que la version portugaise, en particulier pour nos ami(e)s sud-américain(e)s !)

dimanche 13h45 : Is se rend compte qu’elle les a créés en 300 pixels (de hauteur) au lieu de 600 : y’a plus qu’à… tout recommencer !!!

tête de linotte, disais-je…

Reg’ raconte sa life : the Big Bang Theory…

non, mais je le crois pas… vous savez quoi ?… ce matin, je me suis fait eng… heu… enguirlander, disons (j’ai bien un autre mot en tête mais n’oublions pas que je suis censé être un-gentil-chat-bien-élevé-qui-ne-dit-jamais-de-gros-mots), je me suis fait enguirlander, donc, parce que… je rangeais mes jouets !!! normalement, les mamans (y compris les mères-à-chats, équivalent des « crazy cat ladies » de nos amis anglo-saxons), elles râlent quand on range PAS ses affaires, pas quand on les range !… j’y comprends plus rien moi… Is dit que j’ai franchement un côté obsessionnel compulsif en la matière… comme si j’avais des tocs… quelques tics, peut-être, je veux bien… mais des tocs… quelle idée… non… j’aime juste que ce soit bien rangé : je vois pas ce que ça a d’extraordinaire… en fait, j’ai une grande boîte en carton (posée sur le lit d’Is, avec toutes les autres, faudra que je vous essplique ça aussi – oui, j’ai un problème avec les « x », désolé, mais essayez donc de miauler correctement, vous, et on en recausera… non, mais…), j’ai donc une boîte en carton où on met mes jouets : souvent je les y rapporte moi-même, mais les auxiliaires de vie d’Is mettent aussi ceux qu’elles trouvent ici ou là, en faisant le ménage, par exemple, et au bout d’un moment, tout se retrouve un peu mélangé n’importe comment et je m’y retrouve plus, alors je range… jusque là, tout est normal, non ?… quand je me lance dans un de mes grands rangements, je commence par tout sortir et je pose tous mes jouets autour de la boîte, puis je peux ranger comme il faut : les balles dans un coin, puis, au milieu, les jouets en tissu (mon anneau de dentition – quand j’étais chaton, je l’ai mâchouillé dans tous les sens au moment où j’ai fait mes dents : il est dans un état ! – le truc en fausse fourrure, le petit coussin de tata Caro et tous ces trucs-là), dans un autre coin les trucs en sisal (la souris bleue, l’autre souris – jaune paille, celle-là, la balle…), dans le troisième angle, c’est la « récup’ » (boules de papier ou d’alu, pailles, flocons de polystyrène – ça j’adore : je saute dedans et j’en envoie plein dans tous les sens… c’est un peu l’équivalent de la piscine à balles pour chat, vous voyez ?…), et dans le dernier coin, le reste – jouets publicitaires divers, culbuto et autres bricoles : logique, non ?… bon, si l’un ou l’autre est sale, je vais le laver (je vous ai déjà parlé de mes deux bols d’eau, un pour boire et l’autre pour me laver les mains – vous aimez avoir les mains sales, vous ?… moi non plus… et tout ce qui doit être lavé), bon vous ne rangez pas vos vêtements sales dans la penderie ni la vaisselle dans le placard de la cuisine avant de la laver ?… donc, tout est toujours normal : c’est en désordre, je range, c’est sale, je lave, et je ne vois pas ce que ça pourrait avoir de bizarre… j’étais donc tranquillement en train de ranger tout ça et voilà Is qui me dit « Reg’, tu dois absolument faire ça maintenant ?!?… moi j’ai plutôt envie de dormir, là… » bon, c’est vrai que quand je dis « ce matin »… ça devait être vers les trois heures du mat’… mais tout le monde le sait, que le chat est un animal nocturne, non ?… d’ailleurs, si vous voulez mon avis – et de toute façon, je vous le donne – la Is est un animal encore plus nocturne !… je dis rien quand elle m’empêche de dormir, moi…

et pis c’est pas moi qui ai acheté des baballes avec des grelots dedans, tout de même, alors si ça fait du bruit quand je range, j’y suis pour rien !

Reg’ raconte sa life : parlez-moi d’un autre thon !

‘a va pas fort, ma Is, en ce moment… oui, je sais, je dis toujours « ma » Is, mais c’est comme je suis « son » Reg’… nous deux, c’est comme ça… ça doit être une question d’amour, je crois… bref, ‘l’est pas très en forme… du coup, je me sens pas trop bien non plus… pour être honnête, y’a des moments où je déconne complètement : ces deux dernières semaines, j’ai quand même mordu Aurélie trois fois !… pour ceux qui nous connaissent pas encore bien, Aurélie, c’est la principale auxiliaire de vie d’Is… et pourtant je l’aime bien, Aurélie, la seule chose que je pourrais lui reprocher, c’est de suivre les idées les plus délirantes d’Is avec un enthousiasme jamais pris en défaut, des trucs du genre me mettre un manteau de Père Noël sous prétexte qu’on est en décembre – et je vous parle pas du bonnet et de l’écharpe assortis !… vous m’imaginez, en manteau de Père Noël* ?!?…
enfin, je parlais d’Aurélie : ça fait qu’un peu plus d’un an qu’elle travaille ici mais elle s’est vraiment bien intégrée à notre vie… des fois, y’a des trucs qui la surprennent encore, mais dans l’ensemble, ça va… tiens, il y a même pas deux semaines, par exemple, elle est bien restée cinq minutes à me regarder manger… tout ça parce que je mange « à la patte » !… oui : à part mes croquettes – pas très pratiques à prendre « en patte », je mets tous mes aliments dans ma bouche avec ma patte… apparemment, ça surprend : Annie avait eu la même réaction – c’est une autre de nos auxiliaires de vie : elle est restée trois ans ici, mais là elle est en congé parental – et quelques autres personnes aussi, mais je ne vois pas ce que ça a de bizarre !… est-ce que je vous demande pourquoi vous ne mettez pas votre nez dans votre assiette quand vous mangez, moi ?!?… non : vous ne mangez pas comme un chat !… heu… et à bien y réfléchir peut-être que moi non plus… d’ailleurs, on a encore bien rigolé, il y a deux jours : Is mange pas grand-chose, depuis quelques temps – entre les problèmes de sous (on peut pas toujours acheter les trucs bien adaptés à son système digestif), le stress (ça « tape » toujours là, en lui coupant l’appétit) et autres soucis (que ce serait trop long de tout expliquer et que je veux pas plomber l’ambiance, non plus), bref, pas facile de la nourrir, depuis quelques temps, et, mercredi, on a essayé de lui donner un sandwich au thon… elle a toujours des assiettes en plastique à portée de main, au cas où, pour me donner un petit truc, comme là : par l’odeur alléché, je suis venu faire un petit tour et j‘ai eu droit à un peu de thon mayo… imaginez : Is est couchée dans son lit, elle découpe délicatement des petits bouts de sandwich qu’elle picore, et moi je suis sur le lit aussi, une assiette avec du thon devant moi, thon que je mange « à la patte », bien sûr… et d’un seul coup voilà is qui me regarde et s’exclame « oh, non : après tu files te laver les mains, ou tu vas empester le thon pendant deux jours ! »… en entendant ça, Aurélie nous regarde, Is croise son regard et éclate de rire en lui disant « heureusement que vous avez l’habitude, vous imaginez, pour quelqu’un qui ne nous connaît pas ?… il se croirait dans une maison de fous ! » et Aurélie qui ajoute juste après « je finis par trouver ça tellement normal que je n’y avais même pas pensé ! » et nous revoilà tous les trois morts de rire !…
bon, toujours pour ceux qui ne nous connaissent pas encore – rassurez vous, ça ne va pas tarder ! – oui, je me lave les mains – les pattounes, si vous préférez : dans le coin de la cuisine, j’ai mon petit coin à moi, on m’y sert mes sachets repas –je ne suis pas un gourmand : les filles (traduire les auxiliaires de vie) m’en donnent un dans une assiette, les jours où elles sont là, sinon j’ai mes croquettes sur le lit d’Is : comme je ne suis jamais loin d’elle, j’ai un petit sac de croquettes au milieu du barda qui encombre le lit (il faut qu’elle ait à portée de main tout qu’il lui faut pendant que nous ne sommes que tous les deux – j’ai beau être assez dégourdi, comme chat, je ne suis pas plus capable qu’elle d’aller chercher la majorité des choses dont on peut avoir besoin !), bref, dans mon coin, donc, j’ai aussi deux écuelles remplies d’eau : une pour boire et une pour me laver les pattes, laver mes jouets et tout ce qui nécessite de l’eau… hé oui : je lave et je range mes jouets, aussi… faudra que je vous raconte… mais pas là tout de suite : on aurait pas fini et Is veut que je lui rende l’ordi !

à bientôt, pour les prochaines nouvelles en direct du monde d’Is…

*bon, puisque j’ai renoncé à toute vie privée – et à tout sens du ridicule, tant que j’y suis, vous trouverez les photos (et les liens vers les vidéos) des essayages sur ma page Facebook – voui, j’ai une page Facebook : vu que j’ai pas pu m’inscrire sous prétexte que je suis trop jeune – je n’ai que trois ans, Is m’a fait une page… bon, si vous voulez rigoler cinq minutes, c’est une bonne idée… et c’est là :
https://www.facebook.com/pages/Reglisse/196857733776062?ref=hl

une ‘tite photo ?…
c’est bien passke c’est vous !

2014 07 18

Reg’ raconte sa life : et mmm… iaou* !

(* j’avais plutôt en tête un autre mot de 5 lettres commençant par “m” mais vu que je dois être un chat bien élevé, je m’en tiens à “miaou”… mais je n’en pense pas moins !)

Y’a quand même des moments où elle a le comprenoir en veilleuse, ma môman – traduire, en langage isien, qu’il y a pas la lumière à tous les étages… que quelqu’un a le cerveau lent – mais sans ficelle… bref,  qu’il ou elle a pas inventé l’eau chaude… vous voyez ce que je veux dire… bref, même si c’est rare, faut quand même bien qu’elle se lève deux, trois fois par jour, histoire d’aller là où personne peut aller à sa place – et, dès qu’elle met un pied par terre, j’arrive !… je la quitte pas d’une semelle, moi, ce qui l’amuse beaucoup : elle trouve ça mignon tout plein… mais complètement inutile… Ouais… bon, je suis pas idiot : je sais très bien que je suis un chat, et un chat pas particulièrement costaud, avec mes 3 kilos 700 – à la dernière pesée, mais c’est une autre histoire !… je sais donc très bien que je peux pas la retenir, si elle tombe, ni la relever quand c’est fait, évidemment… mais inutile… pfff… tout à l’heure, la voilà qui se lève : aussitôt, le Reg’ ouvre l’œil et se met en état d’alerte – je vous l’ai déjà dit, rien ne m’échappe !… mais Is me dit : « reste là, mon Reg’, c’est bon, je peux me débrouiller toute seule, tu sais »… et là… j’avoue… j’ai eu un p’tit coup de flemme et je l’ai écoutée… et la voilà partie… bon, la distance entre son lit et les toilettes… allez… ça doit faire 7 ou 8 mètres… disons 15 aller-retour, c’est mon dernier prix !… à l’aller, tout va bien, puis j’entends le bruit de la chasse d’eau – jusque là, tout se passe bien – et, d’un seul coup, j’entends un grand « aïeee ! »… et m… iaou !

Passke bien sûr que je peux pas l’empêcher de tomber, ni rien, mais elle a jamais compris pourquoi je suis toujours fourré dans ses pattes, comme elle dit : c’est que quand je suis avec elle, elle marche plus lentement, et elle regarde où elle met les pieds, histoire de pas m’écraser les pattounes… et tout à l’heure, sans moi, elle a pas fait attention… et voilà… j’aurais pas dû l’écouter… résultat : une cheville esquintée – et on s’en sort bien, croyez-moi !…

Reg’ raconte sa life : HOW I MET MY MOTHER !

J’ai dit plusieurs fois qu’il fallait que je vous raconte comment on s’est rencontrés, Is et moi, et à chaque fois, je parle d’autre chose et j’oublie !… cette fois, je m’y mets : quand je suis né, nous étions cinq chatons et notre mère nous avait expliqué que nous ne resterions pas là, et que quand nous serions plus grands, des gens nous adopteraient et nous emmèneraient dans notre maison à nous… à six semaines, nous savions nous débrouiller, manger proprement, nous laver, utiliser la litière et tout ce qu’un chaton doit savoir au moment de quitter sa mère – elle était très exigeante avec nous : pas question  que quelqu’un vienne dire que ses chatons étaient mal élevés ! le jour même de nos deux mois, on nous a pris en photo un par un – c‘étaient ces photos-là qu’on montrerait à nos parents adoptifs potentiels et ils ont pris un soin particulier avec moi – ils ont bien fait une dizaine de photos, trois fois plus que pour les autres ! à un moment, il a dit qu’il fallait que je sois particulièrement mignon et a même ajouté « oh, toi, tu partiras sans doute le dernier… »… je ne comprenais pas trop pourquoi :  je ne voyais pas en quoi j’étais différent de mes frères et sœurs et, avec un soupir, ma mère m’a alors expliqué que les chatons noirs étaient plus difficiles à faire adopter que les autres, une histoire de superstition idiote des humains, ça n’avait pas de sens mais c’était comme ça… et puis nos photos ont été mises sur l’ordinateur – on ne comprenait pas trop comment ça marchait, ce truc, et comment des gens allaient venir de là pour nous adopter, mais bon, nous n’étions que des chatons de deux mois (et notre mère ne semblait pas en savoir beaucoup plus sur le sujet, d’ailleurs !), tout ce qu’elle nous a dit c’est que des gens allaient téléphoner, puis venir nous voir et emmèneraient l’un d’entre nous vers une nouvelle maison… autant dire que dès que le téléphone sonnait, tout le monde dressait les oreilles… enfin… moi, un peu moins : avec cette histoire de chat noir qui serait adopté le  dernier, je ne me sentais pas trop concerné… du moins, pas pour l’instant… au premier coup de fil, je restais niché dans mon coin, jusqu’au moment où nous avons entendu « le chaton noir ?… oui… oui, c’est un petit mâle… oui, bien sûr… » et après avoir raccroché, il s’est penché au-dessus du panier, il m’a soulevé et m’a ébouriffé le poil en disant « hé bien, bonhomme, on dirait que tu vas nous faire mentir : ils viennent demain pour toi ! »… je dois avouer que j’étais bien un peu fiérot – « ils » avaient vu nos photos et c’est moi qu’« ils » avaient choisi ! –  mais inquiet aussi : ils seraient comment, ces « ils » ?… jeunes ?… vieux ?… ils auraient des enfants ?… un autre chat, peut-être, déjà, ou un chien ?… et ma nouvelle maison ?… elle serait comment ?… et ?…  et je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit-là… je n’étais pas mécontent de me dire que j’allais avoir une maison, une famille et tout ça, mais c’était tout de même aussi un sacré saut dans l’inconnu pour le petit chaton que j’étais !

Le lendemain, à mesure que l’heure tournait, j’allais de curiosité en angoisse, d’envie de liberté à l’affolement à l’idée de quitter ma mère, mes frères et sœurs et tout ce qui avait fait mon univers depuis ma naissance… quand « ils » sont arrivés, c’était au moins un soulagement : il n’était plus temps d’imaginer mon avenir mais de le vivre !… il y avait une dame, et deux grands enfants avec elle… le garçon m’a pris dans ses bras et on est montés dans une voiture… le trajet n’a pas été long et on est vite arrivés dans ce qui allait être mon nouveau foyer… la première chose que j’ai vu, en arrivant, c’était un grand lit, mais, tout de suite, la dame m’a montré un coin où il y avait deux écuelles – une remplie d’eau fraîche, et une autre de croquettes, puis un autre endroit, où il y avait un bac avec une litière bien propre – manifestement, j’étais attendu, et par quelqu’un qui semblait s’y connaître pas trop mal en chat, et… ils sont partis tous les trois en me laissant là !… j’ai refait le tour de mon nouvel univers, lapé un peu d’eau (on était en juillet et il faisait chaud !), grignoté quelques croquettes, puis je suis allé gratouiller un peu dans la litière et j’ai décidé de passer aux choses sérieuses !… il y avait quelqu’un d’autre, ici : j’avais entendu une voix qui venait du grand lit, elle avait dit à la dame « laissez-le, il viendra quand il en aura envie : laissez-le découvrir les lieux à son rythme »… j’avais découvert les lieux, me restait à découvrir avec qui j’allais y vivre, et j’ai sauté sur le lit !… enfin… j’ai voulu sauter sur le lit… en fait, c’est l’atterrissage, qui m’a posé un problème : emporté par mon élan, j’ai basculé cul par-dessus tête et je me suis retrouvé les quatre pattes en l’air, ma queue coincée dans mon dos – et, pour le coup, je louchais même un peu ! – et à ce moment-là j’ai entendu rire, mais rire… pas un rire méchant, ou moqueur, non… c’était juste comme si moi, avec mes pattounes en l’air et mes yeux qui tournicotaient, j’étais tout simplement la chose la plus drôle qu’elle ait jamais vue – et c’était peut-être bien le cas !… une main m’a soulevé délicatement, puis j’ai senti un nez frôler le mien et comme ça, nez à nez, on m’a flairé !… un instant, je me suis même demandé si j’avais été adopté par une sorte de chat géant, parce que c’est comme ça que nous faisons connaissance, nous, les chats – entre parenthèses, c’est d’ailleurs la source principale de nos problèmes avec les chiens : eux… comment dire… ils se flairent ailleurs, pas du tout au même endroit, quoi, ce qui nous paraît d’une familiarité inacceptable : c’est quoi, ces manières ?!?… alors chien et chat, c’est mal barré dès le départ… enfin… en tout cas, là, je me sentais toujours en mode « chat » et c’était rassurant, d’une certaine façon – instinctivement, j’ai fermé les yeux – qui tournicotaient toujours un peu – et j’ai reniflé, moi aussi, puis le nez s’est écarté, et la voix a dit « bonjour, petit chat : bienvenue chez nous ! », alors j’ai ouvert les yeux – ils se sont remis bien droits, et j’ai vu Is qui me souriait… nos regards se sont croisés, et je crois bien que c’est à cet instant là que, comme disent les Canadiens, on est tombés en amour…

Reg’ raconte sa life…

la vie avec ma geek de mère n’est pas toujours simple !… y’a des moments où faut suivre… tiens, hier, par exemple, j’étais en train de ronronner, tranquille, dans mon coin – comme tout chat qui se respecte, je passe les deux tiers de mon temps à dormir… enfin… à moitié… on est comme ça, nous, les chats : on a l’air de roupiller mais en fait on ne rate rien !… on entend tout, on voit tout : rien ne nous échappe !… hier, donc, je ronronnais tranquillement dans un coin quand, d’un seul coup, me voilà réveillé en sursaut par un cri : « oh, nooon ! George a bouffé* tous mes cookies ! »… c’était Is… bon… l’interprétation normale de la chose serait de se dire qu’un individu de type masculin, répondant au nom de George, et sans doute d’origine anglo-saxonne – notez l’absence de « s » à la fin de « George », bon, ça pourrait aussi être un sujet féminin de type Aurore Dupin, mais si cette brave dame faisait irruption chez nous, ce serait tout de même bien surprenant, vu qu’elle est dans la tombe depuis un bail !… bref, on peut, donc, penser qu’Is est dans la cuisine, devant la boîte à cookies, et qu’elle vient de se rendre compte que le dénommé George a bouloté* en douce toutes nos réserves… logique… mais que nenni ! ce serait bien trop simple !… or, avec Is, il faudra vous y faire : RIEN n’est simple !… jamais !… faut juste maîtriser ce que mon papy David appelait le « langage Is » – si, je vous assure, c’est une langue à part entière !… et encore : l’exemple du jour est plutôt simple… explication de texte : il faut d’abord savoir que George, c’est son ordinateur – ou, plutôt, « ses » ordinateurs, George Premier ayant tiré son nom du « Hey, George » à la Tex Avery, entendu juste au moment où on lui demandait de répondre à la question « nom de l’ordinateur », alors qu’elle installait le petit nouveau à la maison… puis les autres ont suivi, jusqu’à l’actuel George IX (9 en chiffres romains – je précise, un technicien des télécoms vérifiant notre connexion lui ayant récemment demandé si son PC était bien « George Ixxe »), et le George n’est pas au mieux de sa forme, ces jours-ci, puisqu’il a planté une bonne dizaine de fois en moins d’une semaine, la dernière hier, Is s’étant alors aperçue qu’il ne restait plus le moindre cookie sur le disque dur, plus un seul lien enregistré par Google, bref, plus rien de rien de ses navigations sur Internet !… or tout est en mémoire : vu qu’elle passe (au minimum !) 16 heures par jour devant son écran, et qu’elle a une multitude de sites dont elle surveille régulièrement l’activité (où croyez-vous qu’elle trouve tous les freebies qu’on vous propose ?!?), il est impossible à n’importe quel être humain normal (je ne veux pas dire non plus qu’Is soit « normale »… je dirais qu’en fait, elle est tout sauf ça !… normale… Is… y’a du frémissement de moustache, là, c’est moi qui vous le dis !… mais c’est une autre histoire – je vous raconterai ça un autre jour, sinon on n’a pas fini !…), bref, personne ne peut mémoriser tous les sites, liens, et autres mots de passe que ça nécessite, donc tout est enregistré, sauf que tout a disparu, y compris le fichier annexe où elle pensait les avoir enregistrés en sécurité !… il ne reste rien de rien !… je vous dis pas le boulot que ça va être pour tout retrouver !… rien que d’y penser, ça me fatigue… vais retourner ronronner, tiens… faut bien que je me remette de mes émotions…

à bientôt, pour les prochaines nouvelles en direct du Monde d’Is…

Reg’

(* pour nos ami(e)s anglophones, « bouffer » et « bouloter » ont ici le sens de « manger »)

Reg’ raconte sa life : là où tout a commencé…

Mr R au travail...
Mr R au travail…

pendant l’été 2012, Mr R a posté son premier texte sur le Net…

il a vite pris goût à l’exercice et s’est mis à bavarder sur pages et forums, racontant sa vie – et la mienne par la même occasion – à qui veut l’entendre !

cela fera l’objet d’articles récurrents, alors restez en contact : à partir d’aujourd’hui, Reg’ raconte sa life ici !

en attendant, voyez (ou revoyez) le premier post du matou…

Hello !…
heu… juste un détail, mais soyons clairs : je ne suis pas à vendre !!! (*)
à part ça, un autre détail, que vous aurez tout de suite remarqué, si vous avez bien regardé la photo : je suis un chat !!!… (et que le premier qui dit « un chat n’écrit pas » m’explique ce que je suis en train de faire ! non, mais…)
en fait, ce n’était pas prévu, mais, tout à l’heure, Is m’a dit « Reg (je m’appelle Réglisse), je peux pas tout faire : j’ai besoin d’un coup de patte ! », et comme je suis plutôt gentil, comme chat, j’ai tout de suite dit « miaou »… ou « miou » ?… à moins que ce soit « meow » (j’ai fait anglais deuxième langue)… et puis, faut bien que je participe : vous avez vu le prix des croquettes, ces derniers temps ?!… c’est dingue, non ?… et je vous parle pas de la litière !…
alors, du coup, je m’y colle… bon, sur la photo, j’ai pas l’air de bosser beaucoup, c’est vrai… mais faut pas se fier aux apparences !… un, je suis quand même sur une revue de « loisirs créatifs », comme on dit (je crois que c’était un « Modes & Travaux »… ou sinon un autre truc du même genre…), et, deux, avant tout, je lui apporte mon soutien moral !… et c’est vachement important, le soutien moral !!!… d’ailleurs, souvent, elle me dit : « Reg, je sais pas ce que je ferais sans toi »… si c’est pas du soutien moral, ça, je sais pas ce que c’est !…
bon, je vais pas tout vous dire, là, tout de suite, maintenant, d’abord, parce que j’ai pas que ça à faire (tous ceux qui ont un chat comprendront…), ensuite parce que c’est pas si simple : vous avez déjà essayé de taper sur les touches d’un clavier avec des coussinets, vous ?!… croyez moi, c’est pas évident !…
et puis… nos projets (oui, rappelez-vous : je participe !) sont… particuliers, disons, et, comme dit Is (qui est une ancienne « pubeuse ») : faut faire monter l’intérêt !…
à bientôt, pour les prochaines nouvelles en direct du monde d’Is…

(*) le texte était posté comme article de la boutique…